Un peintre pur et dur

« A Bruno Roche

Le rôle de marchand de tableaux que je vous ai agréé, je ne l'ai accordé à personne notamment pour l'Amérique du nord depuis quarante (40) ans après mes contrats avec S.E. Johnson important marchand de tableaux de son vivant que j'ai dû quitter de par ma seule décision pour des raisons personnelles justifiées. Cela vous distingue radicalement des financiers internationaux qui prennent l'habit de marchands de tableaux, qui après Johnson, n'ont pas eu ce privilège d'être agréé, malgré leurs intrigues pour me convaincre et me contraindre. Je vous accepte car votre éthique d'homme jeune me convient. Mais, par rapport à des tiers chez lesquels les œuvres de Yatridès qu'ils possèdent représentent un patrimoine artistique qui n'est parfois que de l'argent pour leurs descendants, votre position doit alors être sans ambiguïté. L'argent génère des situations imprévisibles passionnelles souvent critiques sinon dangereuses, surtout si de plus, des faux se trouvent dans certains patrimoines, ce qui est probable quand on considère les agissements de ceux qui ont tenté d'évincer mon œuvre. Je veux vous éviter ces risques afin que votre travail ne soit pas perturbé.

Selon notre accord, vous n'êtes pas un agent responsable employé par Georges Yatridès. Vous êtes un marchand agent autonome libre agréé pour l'Amérique du Nord par Georges Yatridès, ayant à votre disposition des documents que vous avez à faire connaître au monde selon tous les moyens informatiques. Ceci est notre accord. Ce n'est pas à vous à défendre l'intégrité de mon travail au plan juridique, c'est l'application du Code la Propriété Intellectuelle qu'effectueraient mes hommes de lois si nécessaire. L'intégrité des œuvres originales en ma possession révèlent et discréditent les faux, copies et fausses descriptions destinés à abuser des amateurs modestes. Je vous confirme l'autorité du droit que je vous ai accordé, de le faire savoir aux contrevenants par tout moyen, car ils portent tort aux Collectionneurs possesseurs d'œuvres authentiques intègres, à moi-même, contrarient la propre intégrité de votre travail.

Après ma rupture de ma seule volonté avec S.E. Johnson, voilà plus de quarante ans que je rejette les galeristes. Il m'est impossible que j'accepte aujourd'hui à mes quatre-vingt ans d'être assujetti à une contrainte quelle qu'elle soit. C'est ainsi que je vous ai refusé par deux fois d'être mon agent exclusif, bien que votre comportement professionnel montre que vous en avez la capacité, et non par manque de confiance. Votre rôle n'en n'est pas moins important. Les documents en votre possession, la gravité de leur contenu et ce que je vous accorde globalement prouvent le contraire.

Je suis propriétaire des sites Web de par le Code la Propriété Intellectuelle, sites dont la crédibilité est incontestable du fait de la valeur des documents qui les composent avec de surcroît, un premier Contrôle Fiscal traditionnel de la Direction générale des impôts ayant généré plusieurs expertises. Suivis sur son ordre, des Bureaux d'investigations à l'échelle mondiale de l'Administration fiscale Française chargée d'enquêter et vérifier avec précision l'exactitude des activités financières d'un individu, son devoir vis-à-vis de la Société. Il est notoire que sa mission ne tient compte d'aucun romantisme médiatique, sa fonction n'est pas d'observer une mansuétude complaisante. Elle fut mise en éveil sur le cas Georges Yatridès par une lettre anonyme.

Cette Administration a finalement positionné mon travail: Extrait de la conclusion de ces V.A.S.F.E. – Vérifications Approfondies de la Situation Fiscale d'Ensemble : «Georges Yatridès est dans la lignée des plus grands maîtres. Il se situe par la qualité : au sommet, et par le message proclamé : en avant, de la création picturale de notre époque" 1981, Conclusion-alinéa 4 - (La spirale du temps'- yatrides.org) ». L'ensemble du document honore mon œuvre mise en exergue. Les instigateurs malveillants attendaient autre chose. 

Faut-il nommer un véritable ami, René Char, très grand poète : "Georges Yatridès le peintre hors du tumulte, tu as maîtrisé le temps, le temps non commun". René Char, L'Isle sur la Sorgues, 02 juillet 1972. René Char a été parfois concepteur de certains ouvrages consacrés aux peintres de l'"écurie" Aimé Maeght qui a aimé mon travail malgré ma volonté de rester libre et l'a recommandé à plusieurs Collectionneurs prééminents bien que l'avis d'Alain Dominique Perrin (Cartier) son conseiller fut contraire, avis selon consignes de l'establishment qu'Aimé Maeght semblait ignorer.

La liste est longue de ceux qui ont aimé, aiment mon travail, et je ne peux que regretter la disparition d'Arthur Conte qui a écrit ma biographie de mon vivant. "Mon cher Georges, comme je l'ai déjà fait le 04 juin 1985, je te confirme absolument que je n'ai écrit ce texte te concernant que pour honorer notre amitié et ton génie. Ce texte, Yatrides maître du temps, t'appartient, je te l'ai offert sans conditions. Puisse ce texte, simplement faire mieux connaître l'immense artiste que tu es. A toi si amicalement". Arthur Conte, Février 1991, 94 avenue de Suffren, Paris 75015. Arthur CONTE était historien ministre de l'information, PDG de l'ORTF sous Georges Pompidou préconisé par Charles DE GAULLE.

La liste est aussi longue sinon plus que celle de mes ennemis malgré les agissements continus de détracteurs intéressés. Ils ont occulté les raisons pour lesquelles il m'a fallu refuser les propositions de longs métrages consacrés à ma vie avec les meilleurs acteurs. Parmi eux Marcel Carné pour diriger Anthony Quinn, Fernando Rey Fernando (Casado Arambillet de son vrai nom) ». "Il propose à Yatridès un long métrage de destinée internationale, retraçant sa vie de peintre avec Anthony QUINN, Fernando REY au générique. Film de prestige avec un scénario et dialogues élaborés par Henry-François REY, écrivain honoré par de nombreux Prix, celui qui était le plus qualifié pour traiter de ce sujet avec la meilleure acuité, étant très proche du milieu de la peinture et, qui plus est, ayant une connaissance parfaite, une grande appréciation de YATRIDES". Jacques Quintard, 1986. Les exigences des producteurs de films, non français, leur manipulation des scénarii m'ont fait refuser les propositions de cinéastes que j'estimais.

Lorsqu'on sait combien son rares les hommes vrais, je pense à Jean Delannoy à l'amitié qui nous unissait. "La qualité exceptionnelle de votre peinture me fait décider d'entreprendre un film s'inspirant de l'originalité de votre œuvre et des éléments de votre propre vie. Il sera pour moi la consécration de ma longue carrière [...] Votre œuvre est entrée en moi comme une épée de feu et de grâce". Jean Delannoy, 24 octobre 1987. "Chaque nouvelle journée passée à ton contact m'apporte toujours plus de joie et d'enthousiasme. Mon crépuscule devient une aube nouvelle". Jean Delannoy, 19 novembre 1987.

Je reconnaîs ici le talent de Stanley Kubrick, essayant d'oublier qu'il a utilisé mon travail qui est le pivot, moteur de l'intrigue de son film 2001 : l'odyssée de l'espace. "Lors de leurs visites dans les galeries à la recherche d'idées motrices nouvelles, dans les grandes villes des USA dont Chicago où les œuvres de Yatridès étaient exposées chez S.A. Johnson International Galleries depuis 1956...". Je reste persuadé que ce n'est pas Kubrick mais Arthur C. Clarke chargé du scénario qui a perçu l'impact de mes monolithes. Il les a proposées à Kubrick, à la place de la pyramide conventionnelle de son ouvrage initial. Il n'a cependant pas su leurs faire atteindre la totalité des pouvoirs métaphysiques des Plaques monolithes dans mon travail de l'époque. Je ne peux imaginer que Kubrick se soit abaissé à cette pratique, ce n'était pas un homme à rester dans l'ombre, il m'aurait demandé mon accord. Je lui aurai donné gratuitement le sésame qui ouvre la porte sur l'ampleur des pouvoirs métaphysiques des Plaques monolithes de mon travail, tableaux de la connaissance d'une réalité intrinsèque, chefs d'œuvre de l'univers. Il n'a utilisé qu'un seul de leurs pouvoirs, il a allongé, tiré sur le temps afin que cette grande longue lenteur du film, laisse supposer qu'elles avaient ce pouvoir unique, primordial, de régénérer l'homme. Oui mais qui a dit que l'homme était primordial dans l'aventure de la matière dont il fait partie, qu'il tente laborieusement d'expliquer. Si oui pourquoi est-il primordial ? ». 

Je suis fier de mon travail admis pour vraie valeur et honoré, après une série d'enquêtes et contrôles d'Etat rigoureux, menés sur plusieurs années, 70 et 80. Ce qui n'a jamais été fait à un tel niveau pour un peintre. Authentification permanente, consentie par moi sans réserve, avec la constitution de l'Organisation reconnue 'Yatridès et son siècle' Bureau composé de Vice-présidents Hauts fonctionnaires dont un Directeur Fiscal et un Inspecteur des Finances. Nombre de peintres auraient eu de sérieuses difficultés à être reconnus à la sortie de telles investigations, en particulier sur leurs prix d'adjudications, leur valeur intrinsèque, leur vie professionnelle. Je ne pense pas aux peintres qui subsistent le temps des possibilités fragiles d'un marchand sincère, mais à ceux de "marchands financiers professionnels", peintres médiatisés créés et promus par l'establishment qui, face à mes refus de rentrer dans le rang, a tenté par tous procédés y compris les plus iniques d'évincer mon œuvre, ce qu'il n'a pu faire, ce que ses commettants n'ont pas pu faire.

Je n'ai jamais su mépriser ou haïr mes ennemis, ni envier leurs privilèges ni leurs fortunes. Mais de savoir depuis longtemps qu'en réalité ils étaient nus et pauvres, cela m'a fait ressentir depuis peu, une compassion qui surpasse la tristesse et l'angoisse de ce qui est obscur. C'est un renouveau à l'heure de mes quatre vingt années, et par ironie, au temps de mes derniers jours peut-être.

Signé Georges Yatridès, le 22 août 2011 »

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