1983 - Georges Yatridès, Vente aux Enchères pour la Pologne

 

Partie 1

Partie 2

 

 

Transcription du documentaire

Vente exceptionnelle aux enchères publiques d’une peinture de Georges Yatridès pour le Noël polonais

 

Par le ministère de Maître Pierre Cornette de Saint-Cyr
Le lundi 12 décembre 1983 à 22 heure 30 à l’Hôtel Méridien, 80 Bd Gouvion, St-Cyr – Porte Maillot

"Les nouveaux rouleaux"

 

"J’ai consacré le temps de ma vie à la peinture. La peinture a mené ma vie mais ma vie n’aurait aucun fondement si ma peinture n’était au service de mes frères, les hommes."

André REIDBERGER, Gouverneur du Rotary International : « je constate que ce soir, vous êtes très nombreux à avoir répondu à mon appel, pour les rotariens bien sur et à celui du gouverneur, Bernard Leroy pour les Lion’s, je vous en remercie car cette noble cause valait bien la peine d’être soutenue par notre présence amicale à tous. Je remercie toutes les personnalités qui ont bien voulu se joindre à nous, en particulier M. Arthur Conte, M. Orengo, M. Bourmeyster, la grande comédienne Alice Sapritch, M. le contrôleur d’état Robert Guidet. Et je dois excuser M. René Huyghe de l’Académie française qui regrette infiniment de n’avoir pu se joindre à nous, étant retenu en voyage.
J’espère que par le produit de cette vente, transformée en médicaments et en vivres de première nécessité, nous apporterons, grâce à al conjugaison du talent et de la générosité de Georges Yatridès, de l’action des Rotariens, des Lion’s, et du concours également de l’Eglise pour leur acheminement, un peu du cœur de la France aux polonais, qui en ont grand besoin en ces jours de Noël, traditionnellement jours de joie et d’espoir. Merci. »

Bernard LEROY, Gouverneur Lion’s France : « C’est un grand plaisir pour moi ce soir d’être dans cette salle qui marque l’union de nos grands clubs service pour le bien; pour réaliser et compléter ce que nos deux grands clubs service font depuis si longtemps. Le début de l’aide du Lion à la Pologne remonte à Septembre 81 et depuis cette date, nous avons cheminé 285 camions de trente tonnes, représentant une somme globale de marchandises voisine de 5 milliards de centimes. Ce n’est pas rien mais ce n’est pas suffisant. Et il nous faut poursuivre et il nous faut continuer et c’est la raison pour laquelle ce soir nous allons faire encore un peu mieux.
Un homme au monde a su remarquer ce que nous avons fait, c’est le Pape lui-même qui a bien voulu nous remercier en audience privée de l’action qui a été menée en nous encourageant à la poursuivre, ce que nous faisons. Je passe la parole à M. Bourmeyster
Alexandre Bourmeyster : « M. le ministre, M. l’ambassadeur, mesdames et messieurs, vous me faites un très grand honneur en m’écoutant. Cet honneur, je le dois à Georges Yatridès, mon ami depuis plus de 30 ans et je suis professeur à Grenoble 3, l’université de notre ville commune à tous les deux mais je ne vais pas me lancer dans un cours universitaire sur la peinture de Georges Yatridès, je en vais pas vous faire un cours de sémiologie sur son art; Il a montré qu’il a réussi lui à franchir toutes les difficultés, tous les pièges de l’expression picturale devant lesquelles se sont arrêtés beaucoup de peintres d’avant-garde – je ne veux citer personne – et son art est maintenant une grande promesse pour l’avenir, pour la peinture. On peut également, je crois, à partir de ce travail parler de renaissance picturale et la peinture au service de la peinture et non pas, au service de on ne sait quelle cause extra-picturale. Et là, on pourrait peut-être faire un rapprochement avec la cause qui est défendue aujourd’hui, c'est-à-dire de la résistance d’un peuple qui, par son courage spirituel, réussit à tenir tête à une machine matérielle, physique énorme. L’art est quelque chose qui se donne. Bien sûr, il y a les ventes, il y a l’argent mais quand on a regardé un tableau, il vous appartient. Il fait partie de votre univers. Eh bien, je crois que Georges donne son art; il ouvre son cœur, il l’ouvre à tout le monde et ce qui se passe aujourd’hui, c’est une illustration de cette générosité picturale. Je crois que je n’ai plus rien à rajouter. Je vous remercie de votre attention. »

 

Arthur CONTE Ministre, et PDG de l'ORTF : "Mesdames Messieurs, j’ai au moins trois plaisirs à venir ce soir faire rouler parmi vous tous les cailloux de ma prononciation catalane. Le premier est de parler sous le signe de deux sociétés qui ont inscrit l’entraide comme le plus grand idéal de leur action et dans un univers ou la méfiance dresse mur après mur, il est beau que l’on sache saluer toute action de toute société qui alimente le dialogue et l’échange.
Le deuxième plaisir est dans un moment aussi important que celui-ci de témoigner avec vous de notre attachement à cet admirable Pologne et en particulier à cette Pologne ouvrière qui met en cause dans ses profondeurs le système le plus lourd et le plus implacable que l’on ait connu dans l’aventure humaine.
Et le troisième plaisir en quelques mots est de dire toute l’admiration que j’ai pour ce grand, pour ce très grand artiste qu’est Georges Yatridès. Hélas, il arrive à la France de ne pas avoir le regard de son génie; Dans cette fin de siècle, nous sommes en train, hélas, de vivre l’écrasante dictature de la civilisation de masse. Le principal combat à mener aujourd’hui est pour nos cenfants et petits-enfants, sera un combat pour l’homme libre, vis-à-vis de la médiocratie, vis-à-vis de l’anonymat, vis-à-vis de l’avènement total du médiocre. Et il est beau qu’il y ait des artistes pour exister en tant que tels. Yatridès ne se réfère à aucune école, à aucun fleuve, à aucun modèle. Yatridès est Yatridès. Il sait être lui-même. Puissions tous ensemble demain saluer les temps où chaque homme pourra rester lui-même. Il figure impeccablement un combattant de la responsabilité, de la liberté et de la dignité. Et C pk j’éprouve un immense plaisir à saluer ce soir cette rencontre : un grand artiste de génie au service d’un peuple douloureux d’entre tous. »

Maître Pierre Cornette de Saint-Cyr: "Vous allez maintenant devoir vous battre et moi, je ne vais être qu’un arbitre mais j’aimerais que pendant que vous porterez les coups, vous pensiez justement au dernier prix Nobel de la paix, Lech Walesa qui lui se bat au prix de sa liberté et peut-être de sa vie.
Nous allons maintenant débuter la vente de ce tableau de Yatridès, et j’attends que vous portiez des coups sérieux parce que vous savez pourquoi vous vous battez, et nous allons débuter à 200.000 francs.
220.000f sur ma gauche
50
80
300.000, 300.000f, l’enchère est au centre.
320.000
350.000 toujours au centre, plus a gauche
380.000 sur ma gauche
400.000
420.000 devant moi, mais plus au centre
450.000
480.000
500.000 
520.000 sur ma gauche
550.000
580.000
600.000
620.000 sur ma gauche
650.00
680
700
720 sur ma gauche
750
780 ici mais plus au centre
800.000 pour cette peinture de Yatridès, 800.000 pour la Pologne.
Adjugé à 800.000, ici, je tape des mains parce que je n’ai pas de marteau."

Lady Gweneth VIDLER DULLES : "Je pense que la Pologne va être ravie de ce don, que ca fera beaucoup d’heureux et que ca les sortira un peu de leur misère. Je vous remercie M.Yatridès d’avoir fait un si merveilleux don."

 

Père Eugène Platter: "Je voudrais vous remercier tous et surtout M. Yatridès et Madame qui a acheté ce tableau et tous ceux parmi vous qui ont déjà tant fait, je vous reconnais ici dans l’assistance, des gens que je connais, à qui j’ai déjà eu l’occasion d’avoir des contacts pour cette aide à la Pologne. Merci à tous."

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